BIOGRAPHIE

Sylvie Martin
Artiste peintre, née à Meaux (77) le 25 novembre 1964.
Issue d’une famille d’artisans menuisiers elle est tout d’abord diplômée en Arts Appliqués et c’est son diplôme d’architecte DPLG qui change sa vie.
Les constructions neuves et les réhabilitations s’enchainent pendant 15 ans sur des chantiers Franciliens et en proche région.
C’est à l’aube des années 2000 qu’elle quitte Paris pour le sud. Tout d’abord dans le Gard, où elle reprend ses pinceaux pour découvrir l’acrylique, et y exposer ses toiles figuratives mauresques. C’est finalement dans l’Hérault qu’elle s’installe définitivement.
Au fil des années, sa peinture évolue pour prendre un chemin abstrait influencé et nourri par les architectures multiples des temps passés et futurs.
Elle y décline alors son thème de prédilection « Faire parler les murs »…Une démarche très personnelle qui consiste à faire jouer les lois de la gravité dans ses représentations urbaines.
Elle met ainsi en discussion des éléments construits, où les murs se penchent comme pour se parler à l’oreille.
Utilisant à la fois les hasards heureux de la peinture intuitive, elle aime aussi composer ses toiles avec le « Nombre d’Or » .
Sa liberté d’expression donne à ses espaces de dialogue architecturaux et chaotiques, toute leur dimension de vie.
Influences et intentions
1985 , Je suis en 2eme année d’Architecture , je me promène parmi les cubistes au centre Beaubourg quand là j’ai un choc … « Jeune homme triste dans un train » Marcel Duchamp 1911.
Je me suis assise par terre en me disant qu’il n’était nécessaire de peindre une horloge pour avoir la notion du temps ou de voir un film pour avoir celle du mouvement ……
Ce tableau fut un tournant dans le regard que je porterai désormais sur la peinture …. Bernard Buffet et Egon Schiele finissent de démolir mon éducation académique du dessin en laissant place aux émotions fortes où même les traits de construction visibles ont leur place.
Ma famille artistique se nourrit également des Architectes qui me font rêver comme Gaudi, qui structure comme Le Corbusier , qui déstructure comme Frank Gehry ou qui s’envole comme Franc Llyod Wright.
2000, après avoir bâti, je peins, et voilà que tous ces peintres et ces architectes reviennent, je me sens alors comme « une auberge espagnole ».
L’abstrait me permet de peindre des architectures multiples.
Du simple volume géométrique aux scènes urbaines où les bâtiments dialoguent entre eux, se penchent et se parlent à l’oreille.. Animée par ce concept de » faire parler les murs hors du temps », je travaille aussi bien en peinture intuitive qu’en construisant avec « Le modulor », et ma palette pioche chez les cubistes les gris et terres colorés.
Si je propose de « faire parler les murs « je vous laisse écrire les conversations…